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Pharmacodynamie : cibles, agonistes et antagonistes
Récepteurs, affinité, efficacité, courbes dose-effet, index thérapeutique.
Ce que le médicament fait à l’organisme
Cibles
- Récepteurs membranaires (canaux ioniques, couplés aux protéines G, à activité enzymatique) ou nucléaires (stéroïdes, thyroïdiennes).
- Enzymes (IEC, statines, AINS sur les cyclo-oxygénases), transporteurs (ISRS sur la recapture de la sérotonine), canaux (inhibiteurs calciques), ADN (anticancéreux), cibles microbiennes (antibiotiques).
Agonistes et antagonistes
- Affinité : capacité à se lier (constante de dissociation Kd). Efficacité (activité intrinsèque) : capacité à activer une fois lié.
- Agoniste plein : effet maximal. Agoniste partiel : affinité mais efficacité partielle ; il peut antagoniser un agoniste plein. Agoniste inverse : effet opposé sur un récepteur constitutivement actif.
- Antagoniste compétitif : même site, réversible ; décale la courbe dose-effet de l’agoniste vers la droite sans changer l’Emax (surmontable). Non compétitif : autre site ou liaison irréversible ; abaisse l’Emax.
- Courbe dose-effet sigmoïde (échelle log) : EC50 = concentration donnant 50 % de l’effet maximal (puissance) ; Emax = efficacité.
- Désensibilisation / tolérance à l’exposition prolongée (internalisation des récepteurs), hypersensibilité de sevrage à l’arrêt brutal (bêtabloquants).
Marge thérapeutique
- Index thérapeutique = DL50 / DE50 (ou DT50 / DE50) ; étroit pour digoxine, lithium, AVK, aminosides : surveillance des concentrations plasmatiques.
- Relation dose-effet graduelle (individu) vs quantale (proportion de répondeurs dans une population).
- Variabilité : âge, génétique (pharmacogénétique), pathologie, interactions, observance.
Point clé concours : La naloxone (antagoniste compétitif des récepteurs opioïdes) lève une overdose de morphine car son effet est surmontable dans les deux sens. Un agoniste partiel comme la buprénorphine plafonne l’effet : moins de dépression respiratoire.