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Système nerveux autonome
Sympathique et parasympathique : anatomie fonctionnelle, neurotransmetteurs, récepteurs et effets.
Le système nerveux autonome
Organisation
- Deux neurones en série : préganglionnaire (myélinisé, cholinergique, récepteur nicotinique ganglionnaire) et postganglionnaire.
- Sympathique : origine thoraco-lombaire (T1-L2), ganglions paravertébraux proches de la moelle, fibres postganglionnaires longues, noradrénergiques (sauf glandes sudoripares : ACh).
- Parasympathique : origine cranio-sacrée (nerfs III, VII, IX, X et S2-S4), ganglions près des organes, fibres postganglionnaires courtes, cholinergiques (récepteurs muscariniques).
- Le nerf vague (X) assure 75 % de l’innervation parasympathique (cœur, poumons, tube digestif jusqu’au côlon transverse).
- La médullosurrénale = ganglion sympathique modifié : sécrète adrénaline (80 %) et noradrénaline dans le sang.
Récepteurs et effets
- α1 : vasoconstriction, mydriase. α2 : présynaptique, freine la libération de NA.
- β1 : cœur (↑ fréquence, ↑ contractilité, ↑ conduction), rein (↑ rénine). β2 : bronchodilatation, vasodilatation musculaire, relaxation utérine, glycogénolyse.
- Muscariniques M2 : cœur (↓ fréquence). M3 : bronchoconstriction, sécrétions, contraction vésicale, myosis.
- Sympathique = « fight or flight » : tachycardie, hypertension, bronchodilatation, hyperglycémie, inhibition digestive. Parasympathique = « rest and digest ».
Point clé concours : Les bêtabloquants (β1) ralentissent le cœur ; les β2-mimétiques (salbutamol) dilatent les bronches ; l’atropine (antimuscarinique) accélère le cœur et dilate la pupille. Le baroréflexe module les deux systèmes en quelques secondes.